La fin des cours est après-demain, officiellement. (Pour certains, c'est déjà les vacances, oui, je sais). Dans même pas une quinzaine de jours c'est le BAC (merci Napoléon). Les révisions commencent à être actives. On se fait à l'idée qu'on ne reverra pas certaines personnes car elles partent trop loin. Mais l'essentiel est encore près de moi. Les questions sérieuses concernant l'avenir se posent à nous. Certaines ambitions se mettent en place. Tout ça, c'est bien trop compliqué. On se dit ça car tout nous fait peur. Mais maintenant, passer le BAC, pour nous c'est quoi ? Une étape, rien de plus. Si du stress gratuit. M'enfin, quand on repense à notre chère enfance, quand on était petite fille, qu'on se disait qu'on allait avoir des seins, nos règles, des poils (qu'on s'embêtera à enlever toute notre vie), qu'on allait avoir des amoureux, avoir des appareils dentaires, le collège, plusieurs profs, les copines, aller à Paris toute seule, les premières cigarettes, avoir la carte vitale, passer le brevet, une vie sexuelle, l'alcool, les fêtes, le lycée, la capote, puis la pillule, l'indépendance, avoir la majorité (sexuelle ou non), voir ses potes conduire, aller au code, avoir le droit d'acheter des cigarettes ou de l'alcool, pouvoir rentrer dans un sexshop, voter, chercher une école, postuler à MacDo, avoir une carte bancaire... Tout ça. On a à peu près fait ça déjà, et maintenant qu'on l'a fait, qu'on le fait, c'est simple, c'est plus grand chose. Alors ce qui nous attend non plus au final. Ce ne sera pas si compliqué.