La peau délicate frôle les draps froids. Les mains caressent, les bouches s'approchent, les lèvres se touchent, se pressent. Une chaleur s'en dégage, un léger et agréable frisson dévale sur les corps à demi-nus. La fraîcheur ressentie auparavant, s'évapore peu à peu, et laisse place à un tourbillon de désir, d'éteincelles. Comme quand vous cassez du sucre au dessus de belles fraises. Tout d'abord, vous avez toujours la même suprise lorsque que le sucre se casse, puis votre imagination divague, et s'amuse à imaginer le délice de ces fraises aux sucres, que bientôt vous gouterez. Puis l'envie, l'envie qui grandit, encore, et toujours plus vite, mais qu'on s'attadarde à appaiser. Les mains qui caressaient se serrent maintenant afin de pétrir la chair où le sang bouille d'émoi. Les reins se courbent, le corps se relâche. La respiration s'accélère, le souffle devient profond et humidifie doucement votre cou, votre bouche entrouve, votre tête part en arrière. Vous frémissez.